Nadi Vigyan, la prise du pouls en Ayurvéda

Nadi Vigyan, la prise du pouls en Ayurvéda

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L’Ayurvéda, médecine traditionnelle connue en Inde depuis plusieurs millénaires, reconnue par l’OMS, repose sur plusieurs principes pour accompagner l’humain dans sa globalité. La prise du pouls ayurvédique (Nadi Pariksha ou Nadi Vigyan) fait partie des techniques utilisées par les médecins et thérapeutes ayurvédiques pour donner des informations sur la constitution de la personne, ses déséquilibres et l’état des tissus dans le corps.

La lecture ayurvédique du pouls est une technique complexe, ancienne et traditionnelle permettant de déterminer le niveau d’équilibre ou de déséquilibre dans le corps et l’esprit. C’est surtout une méthode de diagnostic capable de détecter les déséquilibres des doshas et sous doshas, des tissus (Dhatus), des qualités mentales (Gunas) ou encore des Chakras. En Inde, les médecins ayurvédiques qui maîtrisent vraiment cette technique expliquent que lorsqu’ils prennent le pouls, leur âme parle directement à l’âme de leur patient.

En Ayurvéda, la maladie intervient lorsque l’esprit conscient est séparé de sa source, la pure conscience « Purusha ». Celle-ci réside au niveau du cœur. Cette connexion avec le siège de la pure conscience a été considérée de tout temps en Inde comme une technique spirituelle et une thérapie. Lorsque le médecin ayurvédique place ses doigts sur notre pouls afin d’en ressentir le rythme, il se met en situation d’écouter et d’interpréter la vague du sang qui coule dans notre artère radiale. Il ressent alors les problèmes qui perturbent notre physiologie et peut alors donner les conseils adaptés aux déséquilibres de chacun.

La technique Nadi Vigyan

Nadi Vigyan ou Nadivigyan est le nom donné à la manière dont on prend le pouls en médecine ayurvédique. L’observation du pouls requiert une attention et une concentration absolues. Elle ne peut être fiable et analysée que par un médecin ou un thérapeute ayurvédique formé, un «Vaidya », un sage. La lecture du pouls permet de détecter les éventuels déséquilibres à un stade précoce avant qu’ils ne dégénèrent. Elle permet de déterminer avec précision où se situe le déséquilibre, et la façon d’y remédier.

Chez les hommes, le pouls est pris sur le bras droit et les femmes sur leurs bras gauches. Il s’agit de poser trois doigts l’index, le majeur sur l’artère radiale au niveau du poignet sous le pouce. En exerçant des pressions différentes, le médecin ayurvédique sent les Doshas de la personne : Vata, Pita ou Kapha ainsi que les déséquilibres.

L’examen du pouls doit être pratiqué au calme en début de journée, après l’élimination des déchets et avant le petit-déjeuner. Le patient doit être assis, face au praticien. Son coude et son poignet doivent être légèrement courbés.

  • L’index permet de sentir Vata, l’énergie-Dosha du mouvement, de l’espace et de l’air responsable notamment de tout ce qui bouge dans le corps. Lorsqu’il prédomine, le pouls Vata ressemble aux mouvements d’un serpent rapide et glissant.
  • Le majeur ressent Pita, qui représente les éléments du feu et de l’eau (Pita gère la régulation thermique, les enzymes digestives et le métabolisme, partout où s’active l’énergie de transformation). Le pouls dominant Pita ressemble aux mouvements d’une Grenouille, sautillant, excité et régulier.
  • Enfin, l’annulaire étudie Kapha, représentant l’eau et la terre : Kapha régit la structure et l’équilibre des fluides et possède les qualités de ce qui est lourd, lent et épais. Le pouls Kapha se ressent comme les mouvements d’un cygne flottant sur l’eau, lent et puissant.

L’examen en profondeur des différents pouls permet de déterminer la Prakriti, constitution de base qui ne change pas, mais dont les Doshas peuvent être altérés, on parle alors de Vrikriti, l’état de déséquilibre des Doshas. La pression du pouls permet aussi d’explorer l’état des Dhatus (les sept types de tissus de l’organisme), la présence éventuelle d’Ama (les toxines), la qualité d’Ojas (le produit d’une digestion parfaite), les Shrotas (les canaux qui transportent les éléments nutritifs et les déchets), l’état du cœur, de l’esprit et des sens et la manière dont ils interagissent.

La tradition védique ne se limite pourtant pas à la seule pratique professionnelle de la prise du pouls : elle recommande fortement à tout un chacun d’écouter, voire d’apprendre à lire son propre pouls. La raison en est simple : l’Ayurvéda considère la lecture du pouls à la fois comme une technique de diagnostic, une thérapie et une pratique spirituelle. C’est un système “trois en un”. La méthode ayurvédique de prise du pouls renforce la connexion entre l’esprit et le corps, entre la conscience et la matière. En Ayurvéda, la lecture régulière du pouls est considérée comme la meilleure technique d’auto découverte et d’autoguérison, car s’adresse directement au domaine du cœur. Apprenons à ressentir notre propre pouls pour devenir de plus en plus conscients de notre corps et de notre physiologie.

 

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